Catégorie: Faits divers

Ce matin

Ce matin, j’ai ouvert les fenêtres en me réveillant et l’air sentait bon. Il laissait entrer dans l’appartement une note d’eau claire, d’herbe, de bois vert et de racine, quelque chose de légèrement pétillant aussi, comme la neige.

J’en ai empli mes poumons autant que je le pouvais, y revenant à plusieurs fois malgré le froid, le savourant à grandes goulées et à petites inspirations, avec d’autant plus de délice qu’il survenait après des semaines passées à respirer l’odeur de fumée blanche et de papier brûlé que nous avait apportée la dernière vague de pollution urbaine.

Puis je me suis demandé depuis combien de temps je n’avais pas ressenti cette sensation-là, ce plaisir simple de respirer à pleins poumons.

Je me suis rendu compte que, petit à petit, nous allions oublier ce que c’était que l’air pur, l’air qui sent l’air. Que cela allait arriver dans les grandes villes d’abord, puis dans les campagnes, et enfin au bord de la mer et en montagne. Et les meilleurs parfumeurs du monde n’arriveraient jamais à recréer cette odeur-là, comme ils ne savent pas reproduire celle de l’herbe fraîche ou de la terre mouillée après la pluie.

Ce jour-là, ce patrimoine olfactif merveilleux que nous avions toujours considéré comme allant de soi, que nous avions toujours respiré sans y penser, serait définitivement perdu.

 

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The photo that illustrates this text was taken from Elizabeth Gadd’s marvelous work : https://stampsy.com/stamp/8300

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Pourquoi l’être humain perçoit de moins en moins bien les odeurs (et pourquoi ça n’est pas un problème)

L’intérêt rencontré par le post sur les causes de l’odeur de la terre après la pluie m’a encouragé à continuer à explorer ce que la science savait sur différents sujets tournant autour de l’olfaction. Je me suis intéressé cette fois à l’odorat humain et aux raisons qui expliquent sa faible performance.

Si vous vous trouvez dans un aéroport, il est probable que vous croisiez des policiers accompagnés de chiens dressés à renifler les voyageurs et leurs bagages à la recherche de drogues ou d’explosifs. La police fait appel aux chiens car leur odorat est 100 000 fois plus performant que celui de l’homme et qu’ils peuvent détecter des odeurs que vous et moi sommes totalement incapables de percevoir .

nose-smell-2Comparé à de nombreuses autres espèces animales, l’espèce humaine est probablement celle dont l’odorat est le moins bon. Partant de ce constat, certains chercheurs se sont demandés si l’être humain avait toujours eu un odorat médiocre ou bien si ses capacités olfactives s’étaient dégradées au fil du temps.

D’une façon simplifiée, l’évolution fonctionne de la façon suivante : les organismes vivants présentent des caractéristiques qui sont déterminées par les gènes, mais de temps en temps une mutation se produit dans le codage génétique. Si cette mutation rend l’organisme moins capable de survivre, elle ne sera pas transmise à la prochaine génération – car celle-ci n’existera probablement jamais. Mais si cette mutation a un effet positif sur la survie et / ou la reproduction de l’organisme, alors elle se répétera à la prochaine génération et à celles qui suivront. Ces mutations s’additionnent sur des millions d’années, faisant évoluer progressivement les espèces.

Cependant, il arrive aussi que certaine mutation nous rendent moins performants mais que cet affaiblissement ne compromette pas nos chances de survie ni notre capacité à nous reproduire. Selon les scientifiques, c’est probablement ce qui s’est produit avec notre sens de l’odorat.

La théorie qui prévaut est la suivante : alors que nous avons progressivement cessé de marcher à quatre pattes pour nous tenir verticalement, certains de nos sens sont devenus plus importants : avoir des pattes qui se sont transformées en mains nous a par exemple permis d’avoir une meilleure sensibilité tactile. De la même façon, nous tenir debout nous a donné la possibilité d’observer une plus vaste partie de notre environnement, donnant ainsi une importance prépondérante à notre vision.

Le raisonnement inverse est le même : selon les spécialistes, nous avons progressivement abandonné certaines capacités au cours de notre évolution parce qu’elles étaient devenues moins nécessaires à notre survie. Le fait de se tenir plus éloigné du sol a ainsi rendu notre sens de l’odorat moins indispensable, par exemple pour la recherche de nourriture.

La preuve de cette affirmation se trouve dans notre cerveau, comme l’explique cet article de 2013 du site National Geographic intitulé « The smell of Evolution » :

frontal_lobe_animation« Les êtres humains sont capables de distinguer des odeurs différentes, en partie grâce au grand nombre de gènes de réception olfactive que nos neurones peuvent utiliser. Jusqu’à présent, les scientifiques ont identifié 390 gènes différents dans le génome humain qui « contiennent » des récepteurs olfactifs.  Mais ils ont découvert que le génome humain contenait également 468 gènes de réception olfactive que les neurones ne savent pas utiliser comme récepteurs. On les désigne sous le terme de pseudogènes. Bien que leur séquence soit extrêmement semblable à celle des gènes de réception olfactive, ces pseudogènes ont subi des mutations qui font que les neurones sont incapables de traduire leur séquence pour en faire une protéine » (le véhicule de l’information des neurones).

Notre cerveau possède donc un grand nombre de récepteurs olfactifs, mais il en utilise moins de la moitié. Prenons l’exemple du récepteur olfactif OR7D4. Ce récepteur est capable de détecter l’androsténone, une odeur émise par les porcs mâles non castrés. Communément appelée « odeur de verrat », elle est perçue comme déplaisante par les individus qui la remarquent, à tel point qu’ils refuseront de manger de la viande sur laquelle ils la perçoivent même si celle-ci est parfaitement consommable. Mais c’est une odeur que tous les humains ne sont pas capables de percevoir – en tout cas pas à notre époque actuelle.

En 2015, une équipe de chercheurs dirigée par le Dr Kara Hoover a mené une étude sur « l’ADN qui code OR7D4 chez 2200 personnes de 43 populations à travers le monde, la plupart d’entre elle faisant partie de groupes autochtones ». On sait grâce aux prélèvements sur des fossiles que nos ancêtres possédaient ce récepteur olfactif, et c’est aussi le cas actuellement pour la plupart des groupes humains autochtones qui ont été testés en Afrique, berceau de l’humanité. Mais la même étude a également montré que ce récepteur olfactif tendait à être moins présent chez les populations vivant dans l’hémisphère nord.

Selon ces chercheurs, cette différence dans la présence de OR7D4 serait due au fait que les porcs rencontrés par les populations vivant dans l’hémisphère nord étaient domestiqués. Manger ces porcs était donc plus sûr d’un point de vue sanitaire et renoncer à ces sources de calories aurait été une erreur pour la survie de l’espèce. Cette fonction de répulsion en réponse à la présence d’androstérone aurait donc été progressivement « désactivée » chez les populations humaines de l’hémisphère nord.

On sait donc que l’homme a eu jadis un odorat qui était probablement aussi développé que celui des autres mammifères. Mais au fur et à mesure qu’il se redressait, l’évolution a progressivement rendu inutiles une partie des capteurs olfactifs de son cerveau au profit d’autres fonctions cérébrales plus nécessaires à son nouveau mode de vie.

L’odorat étant de moins en moins indispensable à la survie de l’être humain, on peut donc prédire qu’il va continuer à se détériorer. Et si l’évolution est bien faite, plus il prendra le métro aux heures de pointe, plus cela sera le cas.

Hervé Mathieu

Cosmétiques dangereux ? L’envers du discours

Le 22 février 2016, l’UFC Que Choisir diffusait une liste de 185 produits cosmétiques contenant des substances « préoccupantes pour la santé de leur utilisateur ». Une liste de dentifrices, déodorants, crèmes pour le visage, après-rasages ou soins pour les cheveux accusés de contenir des allergènes et des perturbateurs endocriniens et assortie de la ferme recommandation de ne plus acheter ces produits. 

toxic2La liste des produits incriminés a immédiatement été relayée sur tous les sites d’information et sur les réseaux sociaux, accompagnée de gros titres parlant de « toxicité » ou même de « produits dangereux ».

En répondant aux questions de certains amis qui ne travaillent pas dans ce milieu, j’ai constaté qu’il y avait une profonde méconnaissance sur ce sujet et que cette méconnaissance laissait le champ libre à des peurs parfois irrationnelles. J’allais me lancer dans l’écriture d’une explication pour ce blog quand je suis arrivé sur une réaction publiée sur LinkedIn par Alexandra Frégonèse, Présidente des laboratoires Innovi, qui résume bien la position des professionnels de la cosmétique. Afin de permettre à ceux que cela intéresse de se forger une opinion nuancée, j’en reproduis ci-dessous des extraits. L‘article complet est à lire ici.

Le premier sujet que soulève cette tribune est totalement passé sous silence dans la polémique lancée par l’UFC-Que Choisir alors qu’il est fondamental dès qu’on parle de dangerosité, c’est la question du dosage :

« Pourquoi négliger la notion d’exposition aux substances ? Faut-il reléguer les conclusions de Paracelse, aujourd’hui encore considéré comme le père de la toxicologie ? : « Toutes les choses sont poison, et rien n’est sans poison. C’est dans la dose qu’est le poison. » La dose létale 50 (dose à laquelle 50% des individus exposés meurent) de l’eau est à environ 9 litres pour un homme de 80kg. Est-ce à dire que l’eau est toxique ?

Pourquoi faire des amalgames entre molécules irritantes, allergisantes et perturbateurs endocriniens ?
Si les molécules irritantes et les perturbateurs endocriniens concernent l’ensemble de la population, les molécules allergisantes ne concernent que les sujets sensibles. Non seulement nous ne sommes pas tous allergiques, mais si on factorise le fait que la majorité des allergies sont des allergies respiratoires, voire alimentaires pour 4% des adultes et 8% des enfants, ça limite grandement la portée de l’argument. Je comprends qu’il soit plus marquant de dire que 30% de la population est allergique sans faire le distinguo mais les cosmétiques ne sont concernés que par les allergies de contact, beaucoup moins importantes. Aussi, comparer des substances toxiques pour l’ensemble de la population à une réponse anormale et excessive du système immunitaire d’une fraction de la population sur-exprime le niveau de risque.

Pourquoi isoler les éléments de leur contexte général ?
On connaît tous les conséquences de propos sortis de leur contexte. La chimie ne fait pas exception. On prend le soin de dénigrer les molécules de façon isolé en faisant fi des interactions avec les autres éléments de la formule. Autant l’interaction de molécules non irritantes prises isolément peut éventuellement poser problème en synergie, autant une molécule irritante associée à d’autres substances peut ne présenter aucun danger. Les molécules du mucilage, de l’amidon, du sucre s’interposent par exemple entre les molécules irritantes. Les hydrocarbures, les silicones et autres molécules de haut poids moléculaire limitent la biodisponibilité cutanée et rendent certaines molécules irritantes inopérantes.

Alexandra Frégonèse conclut : « En Europe, la sécurité des produits cosmétiques et de leurs ingrédients est surveillée par le SCCS (Scientific Committee for Consumer Safety) qui évalue toutes les nouvelles données scientifiques et émet  des recommandations. La cosmétovigilance permet de recenser rapidement d’éventuels effets indésirables liés à l’utilisation des produits cosmétiques soumis aux contrôles permanents des autorités (DGCCRF et ANSM). La cosmétique bénéficie en outre d’un dispositif (REACH) en matière de protection de l’environnement. Alors de grâce, arrêtons de tirer sur l’ambulance. Même si les motivations sont bonnes, il arrive que le résultat attendu soit en marge de celui escompté. »

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Une position que l’on retrouve dans l’ensemble de la profession, par exemple dans les propos de Céline Couteau, maître de conférences en pharmacie industrielle et cosmétologie et Laurence Coiffard, professeur en galénique et cosmétologie à l’Université de Nantes, qui ont signé le 25 février une tribune sur le site The Conversation :

« Si nous aimons épingler les petits et gros travers de l’industrie cosmétique et tirer certaines sonnettes d’alarme à bon escient, il n’est pas raisonnable de créer une psychose vis-à-vis des produits dont nous avons tous le plus grand besoin », indiquent les deux scientifiques qui dénoncent « une information beaucoup trop alarmiste ». Elles répondent à l’enquête de l’UFC-Que Choisir : Le phénoxyéthanol ? « C’est un conservateur antimicrobien peu allergisant et peu irritant pour lequel L’ANSM a émis une recommandation concernant le pourcentage d’emploi ». Les perturbateurs endocriniens ? Des molécules qui sont « des millions de fois moins oestrogéniques que certains éléments que nous synthétisons nous-mêmes dans notre organisme et qui seront filtrés par notre barrière cutanée ». Avant de rappeler que la méthylisothiazolinone, connue en effet comme étant allergisante, est une molécule qui n’est de nouveau employée qu’à cause du procès fait aux parabens, faisant ainsi écho à ce qu’écrit Alexandra Frégonèse dans sa conclusion.

Des arguments moins simplistes et donc moins « efficaces » que ce qu’on lira sur les réseaux sociaux, mais qu’il est important de connaître lorsque l’on entend parler de la dangerosité d’un secteur qui est aussi, il faut le savoir, l’un des plus réglementés en Europe.

Hervé Mathieu

J’irai dormLire chez vous

Je découvre aujourd’hui un article qui explique qu’une nouvelle tendance en vogue au Japon et dans les pays du nord de l’Europe consiste à dormir dans une bibliothèque.

Je me demande si la nuit qu’on passe dans cet environnement est particulièrement paisible ou si au contraire c’est une veille fiévreuse passée à dévorer les mots à la lumière d’une petite lampe… Difficile en tout cas d’échapper à la tranquille présence des livres dans une pièce, qu’ils soient alignés sur les étagères ou empilés sur un coin de table de nuit.

Avez-vous remarqué comme le papier a son champ gravitationnel propre, cette densité qui n’est pas sans rappeller la présence d’un corps lové à côté de soi dans le creux du lit, à peine soulevé par le rythme régulier de sa respiration ?

Et bien sûr il y a l’odeur… Celle du livre neuf, de la colle de la reliure et de l’encre d’imprimerie qui lui donne des airs de petit pain sorti du four. L’odeur du livre qui a séjourné longtemps dans une maison délaissée, ce mélange d’humidité, de poussière et de l’âcreté propre aux demeures esseulées. Celle du livre ancien imprégné avec patience par le parfum du cuir de reliure et par l’effluve des étagères de chêne.

J’imagine que l’odeur qui nimbe une bibliothèque doit donner aux rêves du dormeur une saveur, une profondeur, une texture sans égal.

Peut-être au contraire que le sommeil de celui qui dort dans une bibliothèque est agité de pensées tumultueuses, de fracas intérieurs, d’idées qui s’entrechoquent et font des étincelles. Car ainsi sont les livres et les idées. Jamais tranquilles.

Comme le proclamait l’éditrice américaine Mary Jo Godwin : « A truly great library contains something in it to offend everyone » (une vrai bonne bibliothèque contient en elle de quoi offenser chacun d’entre nous). Et c’est très bien ainsi.

Hervé Mathieu

Shiba-Ryotaro-Osaka

Entrer une légende

(image : bibliothèque du mémorial Shiba Ryotaro à Osaka, Japon)

A la recherche du sens perdu

On le sait, l’odeur de l’être aimé est une des plus enivrantes fragrances au monde…

amy-radcliffe-the-madeleine_703580_580Peut-être inspirée par ce constat universel, la designer anglaise Amy Radcliffe a eu la bonne idée de créer The Madeleine, un appareil qui utilise la technique du Head Space qui a révolutionné le métier de la parfumerie dans les années 70 afin de permettre à tout un chacun de conserver une odeur qui le touche, l’émeut ou le trouble.

Pour cela, il suffit de placer ce dont on veut reproduire l’odeur sous une cloche, puis de laisser un gaz spécifique capturer cette odeur. Il faut ensuite expédier la capsule qui contient le gaz à un laboratoire spécialisé. Celui-ci procédera à une chromatographie en phase gazeuse et renverra ensuite la note synthétisée et immortalisée dans une version liquide.

On imagine facilement tout ce qu’on peut faire avec The Madeleine : rassurer son bébé pendant la nuit avec un doudou imprégné de l’odeur de sa maman, conserver près de soi la fragrance de la peau de son amant, garder auprès de soi l’odeur d’un endroit chargé d’histoire… Les possibilités sont nombreuses, voire infinies.

Après l’imprimante 3D, c’est une autre technique de pointe qui est ainsi transposée vers le grand public. Celle-ci aura un retentissement moindre car l’odorat est toujours un sens mal connu et considéré comme insaisissable, mais l’idée est aussi pragmatique que poétique.

Peut-être même les parfumeurs devraient-ils garder un œil sur les clients de The Madeleine ? Après tout, ce qui nous émeut n’est pas forcément universel et des idées surprenantes émergeront peut-être.

Hervé Mathieu – Fragrance Forward

[vimeo http://vimeo.com/68778690]

Le noir, cette (non) couleur du luxe

Rendons ici un petit hommage à cette couleur indissociable du luxe : le noir – ou plutôt à cette non-couleur, puisque le noir est en réalité l’absence de couleur.

Nombreux sont pourtant ceux qui y voient des nuances : il est plutôt marron ou plutôt bleu, plutôt froid ou plutôt chaud. On pensera à Matisse ou à Goya, bien sûr, mais aussi aux imprimeurs. Tous ceux en fait qui « font » la couleur, ceux qui la coulent sur le papier ou la toile dans une encre épaisse et en utilisant des pigments au maximum de leur densité. Car c’est par l’extrême concentration de couleurs qu’on reproduit l’absence de couleurs. Joli paradoxe.

artwork_images_476_348542_pierre-soulagesL’envie m’est venue en recevant un mailing du grand magasin Printemps. Ce mailing n’était que l’annonce des soldes et malgré tout, ce qui n’était qu’une publicité parvenait à être reçu comme un petit privilège alors que la promotion est, par essence, anti-luxe.

Mais là, rien de tout ça. Le papier était épais, avec une belle main, une belle tenue. Et puis il y avait ce noir velouté qui attirait la caresse et j’ai expérimenté le plaisir non seulement visuel mais aussi tactile que procure l’alternance des vernis brillant et mat, cette accroche fugace quand le doigt passe de l’un à l’autre.

J’ai flatté le papier couché noir mat, soupesé le document dans ma main, laissé vibrer les couleurs, l’argent et le rose fuchsia. Il est toujours étonnant de constater combien les couleurs réagissent bien sur le noir, comment elles prennent une autre intensité, une profondeur et une lumière à la fois.

Cet document publicitaire humble et éphémère était devenu, sous l’effet d’un design inspiré et d’une fabrication réellement haut de gamme, un objet qu’on avait envie de garder. Mat, noir et beau.

Hervé Mathieu – Fragrance Forward

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.(tableau de Pierre Soulages)

Des parfums pour les yeux

Parce que ce blog s’appelle « Respirer Voir Toucher » et que la fête de HOLÎ (होली) commence aujourd’hui en Inde, régalons-nous de cette somptueuse photo de Pauras Chaudhary.

Holi, The Festival of Colors, India

PS : ce blog est désormais listé sur Paperblog.
Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo adamantium.